Une circulation faible - Et une conduite de "pères tranquilles"

 

Cuba Moyens de locomotion

A l’exception de la liaison Baracoa / Moa, les routes d’intérêt national ou régional sont plutôt en bon état. Certes, elles sont généralement étroites, permettant tout juste le croisement des voitures, ce qui exige de toujours maîtriser sa vitesse car les véhicules qui circulent sur les routes le font à des vitesses très différentes : du vélo à la voiture, en passant par les camions, tracteurs, vélotaxis, charrettes à cheval, voire chars à bœufs ou piétons.

S’il n’est pas souhaitable de conduire vite, du moins peut-on faire son petit 50 de moyenne sans excès, sauf dans les zones de montagne.

Par contre, les routes d’intérêt local sont généralement des pistes non bitumées (50% de la longueur totale du réseau routier serait non bitumé).

Les panneaux indicateurs sont rares et il ne faut pas les manquer. Il est donc assez fréquent d’hésiter sur une direction, voire de se tromper de route. Mais les routes ne sont pas si nombreuses et il y a toujours une bonne âme de Cubain pour vous remettre dans le droit chemin avec le sourire.

Le code de la route est globalement plutôt bien respecté même si les Cubains semblent ne pas avoir tout à fait le même rapport que les Européens vis-à-vis de la route. Pour nous, surtout lorsque l’on est piéton ou cycliste, elle est un danger permanent et l’on reste perpétuellement sur nos gardes, regardant à deux fois avant d’y poser le pied ou de changer de direction. Compte-tenu de la faible circulation, les Cubains ne semblent pas ressentir les mêmes angoisses. Ils marchent facilement sur la rue, traversant sans hésiter, ni même regarder. Au volant, il faut donc aussi anticiper les écarts inopinés de trajectoires des piétons, des cyclistes, des charrettes ou des animaux vagabonds.

Quand ils conduisent un véhicule, c’est généralement sans précipitation et en respectant scrupuleusement les priorités. La conduite est à droite mais quand une route comporte plusieurs voies dans un même sens, c’est toujours la file de gauche qui est utilisée, laissant ainsi libre la file de droite pour les piétons, vélos et chars à bœufs, ou tout simplement parce que le macadam y est généralement en moins bon état.

La circulation étant fluide et la conduite des Cubains très « père tranquille », très respectueuse de la signalétique, la conduite à Cuba serait très facile si les routes n’étaient pas truffées de nids de poule ou segmentées par de nombreux cassis notamment au passage des ponts. Enfin, même si les véhicules sont peu nombreux, aucun ne roule à la même vitesse, car la route est empruntée aussi bien par des chars à bœufs que des voitures en passant par les voitures à chevaux, les bicy-taxis, les vélomoteurs, les tracteurs ou les camions.

Enfin, si les stations d’essence sont moins nombreuses qu’en Europe, du moins il en existe toujours une dans chaque ville. Il est seulement préférable d’éviter de partir pour un long voyage avec un réservoir vide !

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