Le Campo dei Fiori – Le palais de la Chancellerie - Le Palais Massimo - Les statues parlantes de Rome – Pasquino - Piazza Navona - La fontaine des fleuves - Santa Agnese in Agone

 

Rome Parione

 

Ce quartier de Rome a la forme d’un triangle dont les pointes seraient situées Campo dei Fiori, Chiesa Nueva et en haut de Piazza Navona. Son nom proviendrait de la présence d’un grand mur antique, à l’emplacement de la piazza Navona, appartenant au stade de Domitien. Baptisé « Parietone » (en italien ancien : « grand mur »), le terme fut déformé progressivement en « Parione ».

L’emblème du quartier est un Griffon, une créature de la mythologie grecque à la tête d’aigle et au corps de lion, symbolisant la fierté et la noblesse.

Au Moyen-âge, la zone du Campo dei Fiori était peu peuplée, la population de Rome s’étant réduite d’un million dans la Rome antique à quelques dizaines de milliers au Moyen-âge. La place n’a été intégrée à l’espace urbain que vers les années 1430, sous le pontificat d’Eugène IV Condulmero (1431 / 1447) qui a fait paver le campo. Celui-ci est alors devenu une zone économique avec un marché important sur la place.

Sous Sixte IV Della Rovere (1471 / 1484) le quartier s’urbanise avec la construction de bâtiments, l’élargissement des routes, d’autant que la construction du ponte Sisto (1475) permet de relier le Trastevere à Parione favorisant notamment le passage des pèlerins dans le quartier.

Cette période est celle où surgissent de nouveaux palais et églises. Toutefois, le sac de Rome par les troupes de Charles Quint (1527) va ralentir pendant plusieurs années le développement. L’activité commerciale va ensuite se déplacer progressivement du Campo vers la piazza Navona, plus vaste. L’aménagement de cette dernière, vers 1650, va donner un nouvel aspect au quartier avec le développement de monuments baroques. Seule modification, à la fin du XIXe siècle, e percement d’une grande avenue, le Corso Vittorio Emanuele II, dans le cadre du programme « Rome-Capitale ».

En allant du Campo dei Fiori, on passe ainsi d’un quartier encore marqué par un urbanisme médiéval, places irrégulières, rues étroites, façades non alignées, mais dans lequel s’insèrent des monuments de la première Renaissance (palais de la Chancellerie) et de la haute Renaissance (palais Massimo alle colonne) à un urbanisme baroque aux vastes espaces maîtrisés dans lequel places, monuments et fontaines, sont ordonnancés savamment dans le cadre de visions géostratégiques et culturelles.