Hypothèse d'étude - Une exigence de vérification

 

Finlande Helsinski Gare

Lors d’une précédente expédition aux confins des terres du « Grand Nord », nous avions découvert combien la Norvège et la Suède étaient des pays différents du notre considéré, bien entendu, comme modèle et référence universelle ! Cette découverte avait pu être faite en croisant deux types d’analyses :

- une première par des travaux pratiques de terrain, à savoir l’observation de la réalité du pays dans quelques-unes de ses dimensions, paysage, relations sociales, alimentation…
- une seconde par la fréquentation de textes de références issus de la littérature des populations autochtones.

Cette étude nous permettait alors de mieux comprendre un certain nombre de phénomènes étranges auxquels les audacieux explorateurs français sont confrontés dans ces régions extrêmes (et dont nous n’avons pas manqué d’en être nous-mêmes victimes) : dépaysement, sentiment d’exotisme, problèmes de communication verbale, difficultés à comprendre les attitudes des populations autochtones, grandes difficultés d’alimentation rendant parfois la survie très précaire, etc. Nous en avions déduit que, si nous devions poursuivre et approfondir notre connaissance des pays scandinaves, il convenait de mieux nous préparer à la confrontation avec la réalité de ces contrées lointaines avec, par exemple, la constitution de réserves alimentaires comme nous l’avions déjà expérimenté en Grande-Bretagne (foie gras, magret de canard, Saint-Emilion, champagne…) ainsi que d’une trousse de secours contenant notamment des euphorisants dans le cas de crises graves (tablettes de chocolat).

Comme notre précédente étude n’avait porté que sur deux des pays scandinaves, il nous est assez vite apparu nécessaire dans notre démarche, toute scientifique bien sûr, d’essayer de confirmer les résultats de nos constats précédents avec une nouvelle campagne d’observation dans un troisième pays scandinave, à savoir la Finlande.

« ... pour que les choses existent il faut que deux conditions soient remplies, que l’homme les voie et qu’il leur donne un nom »[1]

Nous avons donc décidé d’aller y voir de plus près. La Finlande, pourquoi ? L’explication est des plus simples. Pour organiser cette expédition dans ces contrées extrêmes nous avions besoin d’avoir une base de vie et nous avons donc utilisé le cadre d’échange d’une propriété partagée, à savoir un studio de montagne sur lequel nous « possédons » une jouissance très momentanée de deux semaines par an. Celle-ci nous a permis d’organiser matériellement notre campement de base en Finlande après avoir essayé, il est vrai, d’autres destinations, en Ecosse, au Pays de Galle, en République tchèque, en Toscane, en Sardaigne, en Sicile, dans les îles grecques et même à Shanghai ! Le Danemark ne faisait pas partie de la liste pour la raison simple qu’il n’existe pas de possibilité d’échange avec ce pays. Ces informations complémentaires soulignent incidemment que, si nous avions bien senti la nécessité de poursuivre notre étude dans les pays scandinaves, nous n’étions pas nécessairement très pressés de le faire et que nous étions susceptibles de faire passer en priorité d’autres destinations !

Bref, dans la mesure où nous ne pouvions faire valoir notre droit saisonnier de propriété qu’à des dates précises, le lieu de destination n’était plus une variable que nous pouvions maîtriser, la seule destination disponible aux dates que nous avions choisies était la Finlande.

Alors, va pour la Finlande !