Espoo, base de vie - Impressions à vérifier

 

Finlande Espoo

La base de vie à partir de laquelle nous avons conduit notre approche de la Finlande était située à Espoo, à 25 km seulement du centre d’Helsinki, mais nous avions l’impression d’être en pleine nature.

Elle se composait de petits chalets de bois, peints en bleu, éparpillés dans la sylve, près d’un petit lac. Le côté forestier et champêtre était encore accentué par la présence de tables et de bancs dispersés sur les rives du lac et même, suprême raffinement, de petits abris en rondins de bois où chacun pouvait venir faire cuire ses saucisses dans de grandes cheminées de pierre.

Le chalet offrait toutes les conditions requises de confort pour un travail sérieux : lave-vaisselle, télévision et chaîne hi-fi. Si l’hébergement était moins spacieux, et peut-être moins bien équipé qu’à Gålå en Norvège, il était néanmoins fort confortable et possédait, dans une pièce qui lui était spécialement destinée, cet accessoire exotique, si caractéristique de cette région particulière du globe : un sauna !

C’est donc à partir d’Espoo que nous avons conduit plusieurs raids afin de vérifier notre hypothèse d’étude. C’est ainsi que nous allâmes d’abord vers l’Est, à Hamina et Porvoo, puis vers l’Ouest à Naantali et Turku, au Nord enfin à Hämeenlinna et Tampere, sans compter bien sûr de très nombreuses virées à Helsinki et ses environs.

Nos premières appréciations n’étaient pas sans certains échos avec celles que nous avions faites en Norvège et Suède :

  • « C’est grand ! »
  • « Mais encore ? »
  • « C’est très grand ! »…

... affirmions nous en 2001, compte-tenu des distances à parcourir pour aller d’une petite ville à sa voisine, d’un lieu remarquable à un autre. Non pas que la Finlande soit beaucoup plus grande que la France, 1 100 kilomètres du Nord au Sud contre 1 000. La superficie est même plus petite, les deux tiers environ, mais elle y accueille seulement 5 300 000 d’habitants contre 65 millions. D’où une densité de population des plus faibles, 15 habitants au kilomètre carré contre 112 en France, ce qui donne cette impression d’espace. Et encore, nous sommes restés dans le quart Sud sans aller tout en haut dans le grand Nord !

Remarque que nous pourrions compléter concernant la Finlande par :

  • « C’est plat ».
  • « Ah ? »
  • « C’est très plat ».

Voilà les premiers éléments de différence entre nos deux pays, ce qu’ils ont en longueur nous l’avons en hauteur, le plus haut sommet finnois se hissant difficilement à 1 324 mètres.

Comme toute grande ville, Helsinki comporte un centre avec de grands bâtiments de types haussmannien et contemporains, mais la banlieue se délaye très vite dans la grande forêt de bouleaux et de sapins pour s’y diluer quasiment. Pourtant des gens habitent là, dans des maisons de bois éparpillées et dissimulées dans les frondaisons, avec des réseaux d’autobus et des arrêts situés au milieu de nulle part.

Si vous ajoutez à cela l’impression que pour aller d’une ville à une autre vous traversez des forêts sans fin, vous pourriez en déduire un peu rapidement que la « nature », et notamment une nature semi-sauvage, est un élément clef de ce pays… C’est d’ailleurs ce que laisse à penser aussi les différents écrits du régional de l’étape : Arto Paasilinna, mais nous y reviendrons.

Un scientifique conséquent, ne saurait se laisser aller à ses premières impressions, sinon nous penserions toujours que le soleil tourne autour de la terre, que la baleine est un poisson et que Bush est un démocrate qui lutte contre le terrorisme international ! Il est donc nécessaire de dépasser les apparences, mettre en doute les opinions courantes et médiatiques, multiplier les angles d’approche, confronter informations et observations de terrain, pour se construire progressivement une représentation plus objective de la situation.

Liste des articles sur Approche de la Scandinavie, la Finlande.

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