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« Voici le temps où l’on sert la choucroute à la colère et le veau à la haine,
voici le temps où la mort arrose cela au vin de stramoine,
voici le temps, et plus il est aveugle, plus grand il ouvre les yeux,
voici le temps où l’on efface à la charrue les confins des champs,
voici le temps où même une larme de compassion sait qu’elle est la seule à pleurer,
voici le temps où le loup prend jusqu’à ce qui était lu,
voici le temps où lumière se fait sur les âmes,
voici le temps où il est impossible d’aimer ton propre malheur,
car il est celui de tous tes prochains… »[1]

30 septembre 1938 : les accords de Munich prévoient le rattachement à l'Allemagne nazie de la région des Sudètes habitée majoritairement par des Allemands.

15 mars 1939 : les armées du Reich envahissent la Bohême et la Moravie et établissent un protectorat.

9 mai 1945 : l’armée Rouge entre dans Prague.

25 février 1948 : le Président de la République, Edvard Beneš, accepte la démission des ministres non-communistes du gouvernement de Front national et charge Klement Gottwald, président du Parti Communiste Tchécoslovaque (PCT), de la formation d’un nouveau gouvernement.

5 janvier 1968 : Alexander Dubček est nommé Secrétaire du PCT.

22 mars 1968 : le Président de la République, Antonýn Novotný, ancien secrétaire du PCT démissionne. Le nouveau gouvernement décide de l’abolition de la censure, l’adoption d’une loi sur la presse et la protection des citoyens, la réhabilitation des victimes de l’ancien régime, la préparation de l’autogestion ouvrière et le fédéralisme.

20 août 1968 : La Tchécoslovaquie est envahie par les troupes du Pacte de Varsovie (U.R.S.S, R.D.A, Bulgarie, Hongrie et Pologne) et remise au pas sous la férule du nouveau secrétaire du Parti Communiste Tchécoslovaque, Gustav Husák.

16 janvier 1969 : l’étudiant en philosophie Jan Palach s’immole par le feu au pied du monument de Saint-Venceslas pour protester contre l’intervention soviétique. 500 000 Tchécoslovaques seront exclus du Parti, perdant du même coup leur emploi, 30 000 s’expatrieront.

En novembre 1989, des milliers puis des centaines de milliers de manifestants se réunissent sur la place Venceslas à l’appel des intellectuels de la Charte 77. 

24 novembre 1989 : le bureau politique du PCT démissionne suivi, en décembre, par celle de Ladislas Adamec, Premier ministre, et du Président de la République, Gustav Husák.

29 décembre 1989 : l’écrivain Václav Havel, chef de file du Forum Civique, est élu à la Présidence de la République, Alexander Dubček à la Présidence du Parlement.

10 juin 1990 : les élections sont remportées par le Forum Civique avec 60% des voix.

1erjanvier 1993 : création de deux Etats, la République tchèque et la République de Slovaquie.


[1] Vladimir Holan. « Douleur ». 1948 / 1963.

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