La traversée de Rome par le Corso (1/29).
Porta del Popolo - Santa Maria del Popolo - Trident et piazza del Popolo - Santa Maria dei Miracoli et Santa Maria di Montesanto - Maison de Goethe – Palais Rondanini et San Giacomo in Augusta - Santi Ambrogio e Carlo al Corso – Palais Ruspoli – Largo Carlo Goldoni - Palais Peretti Fiano Almagià – Palais Marignoli – Palais Bocconi - Piazza Colonna et palais Chigi – Palais Wedekind et Ferrajoli - Galerie Alberto Sordi - Palais Sciarra Colonna – Palais Salviati Cesi Mellini - San Marcello al Corso - Palais de Carolis – Palais Chigi Odescalchi et Mancini Salviati - Palais Doria- Pamphilj - Palais Bonaparte - Place de Venise - Palais de Venise - Autour de la place de Venise - Le carnaval – Vittoriano
/image%2F1313864%2F20260822%2Fob_3873ae_theme-corso.jpg)
« La rue du Corso, à l'égard de laquelle l’odeur de choux pourris, et les haillons aperçus dans les appartements par les fenêtres, m’a rendu injuste pendant deux ans, est peut-être la plus belle de l’univers (…). Les palais qui bordent cette rue ont beaucoup de style. Ce style est sublime et fort supérieur à celui de la rue Balbi de Gênes. Regent Street, à Londres, étonne, mais ne fait aucun plaisir et n’a pas de style ». [1]
L'histoire de la via del Corso, qui traverse le centre de Rome du Nord au Sud, remonte à l'époque où elle était le tronçon urbain de la via Flaminia sous le nom de via Lata (la voie large) ! Or, elle ne faisait pas plus de 10 mètres de large, car les rues de la Rome antique étaient étroites et sinueuses, ce qui est étonnant quand on connaît les nombreuses ruines de villes fondées par les Romains, aux rues parfaitement droites et strictement orthogonales. Zone à faible densité de population à l'époque impériale, les empereurs Auguste et Néron y eurent leur dernière demeure à proximité.
Au Moyen-Âge, du fait des fréquentes inondations du Tibre, la route était partiellement abandonnée au profit d'une voie d’une altitude un peu plus élevée, située plus à l’est. Au XVe siècle le cardinal vénitien Pietro Barbo a fait construire le palais Venezia en y déplaçant sa résidence. Après son élection comme pape, sous le nom de Paul II (1464-1471), la voie sera rebaptisée Corso du fait des courses de chevaux qui s’y déroulèrent à partir de 1466. Elle sera ensuite bordée de nombreux palais et églises au cours des XVIIe et XVIIIe siècles
« La rue s’étend de la place du Peuple en droite ligne jusqu’au Palais de Venise ; elle a environ trois mille cinq cents pas de long, et elle est bordée de hauts édifices, la plupart magnifiques. Sa largeur n’est pas proportionnée à sa longueur et à la hauteur de ses maisons » [2].
Sur 1,6 km, la via del Corso est parfaitement rectiligne. Elle permet de croiser, dans le plus grand désordre des personnages aussi différents que Christine de Suède, Goldoni, Laetitia Buonaparte, Napoléon le Petit, Géricault, Pellegrino Rossi, Vittorio Emanuele III, Marguerite de Savoie, Alberto Sordi, bien évidemment Stendhal et Goethe, des tas de papes et bien d’autres ! Itinéraire urbanistique et architectural, elle est une formidable plongée dans 2 500 ans d’histoire de la ville.
Point de départ : porta del Popolo pour rejoindre le Vittoriano. La numérotation du Corso suit une boucle : elle est croissante sur le côté gauche (ouest) de la piazza del Popolo jusqu'à la piazza Venezia (jusqu'au n° 310 environ), puis elle continue de grimper sur le côté droit (est) en remontant vers son point de départ.