Cuba, deux ou trois choses à propos de l'ïle du "lézard vert" (22/47). Changement de car, de chauffeur… et de voyage !
Changer de véhicule, toute une affaire ! - Avec le véhicule, c'est aussi notre façon de voyager qui change, heureusement !
Le minibus mis à notre disposition par l’agence de voyage donne quelques signes de fatigue : sa climatisation refuse obstinément de fonctionner. Or il peut parfois faire très chaud à Cuba, surtout dans un véhicule circulant en plein soleil.
Aussi faisons-nous savoir que nous souhaitons changer de véhicule à l’occasion de notre retour à La Havane. Mais la demande, simple en apparence, exige un long et complexe processus d’élaboration de la réponse. Il faut tout d’abord un accord de l’agence organisatrice du voyage – normal - mais encore faut-il pouvoir les joindre. Outre des réseaux téléphoniques surchargés, nous sommes au début du week-end ce qui ne facilite pas le contact ! Encore faut-il qu’un autre véhicule soit disponible, ce qui est une condition plus difficile à remplir en pleine saison touristique.
De plus, on ne sépare pas un bus de son chauffeur, ou vice et versa, il faut donc non seulement qu’un autre bus soit disponible mais aussi son chauffeur !
Bref, les tractations sont longues, très longues, d’autant qu’il faut pouvoir s’expliquer et se comprendre dans une langue étrangère.
Après bien des péripéties, nombre de coups de téléphone, multiples entretiens avec des personnes diverses, puis une très longue attente sur un parking d’autoroute d’un hypothétique chauffeur et de son bus, puis encore une très, très, longue attente dans les locaux de l’agence à La Havane, arrive finalement un magnifique autocar climatisé de 25 places (pour cinq personnes !), le seul actuellement disponible et dont le chauffeur a accepté de nous prendre en charge malgré qu’il vienne de commencer sa période de repos.
Ce n’est d’ailleurs pas seulement le car et le conducteur qui changent, mais peut-être aussi le caractère même du voyage ! En effet, notre nouveau chauffeur nous fait savoir qu’habituellement il conduit des groupes accompagnés d’un guide et que, s’il connaît bien sûr routes et hôtels, il n’a pas la connaissance des « bons coins », restaurants, bars et autres lieux à touristes, comme s’en vantait son prédécesseur. Il attend donc de nous que nous lui disions ce que nous souhaitons qu’il fasse.
A la bonne heure, c’est justement notre plus grand désir ! Ne pas faire le voyage organisé du chauffeur, mais faire ce que bon nous semble, au petit bonheur, et tant pis si nous ne voyons pas tout ce qu’un touriste « devrait » voir à Cuba !