Romaines ! (1/30). Quelques femmes qui ont fait Rome...

Tullia Minor, Valeria Messalina, Flavia Giulia Elena, Jeanne, Fiammetta de Michelis, Lucrèce Borgia, La Fornarina, Béatrice Cenci, Olimpia Maidalchini Pamphilj, Artemisia Gentileschi, Christine de Suède, Maria Mancini, Louise-Casimire de Pologne, Petronilla Paolina dei Massimi, Lorenza Feliciani, Paolina Borghese, Zinaïda Alexandrovna Volkonskaïa, Anita Garibaldi, Colomba Antonietti, Giuditta Tavani Arquati, Henriette Hertz, Henriette Tower Wurst, Maria Montessori, Elena Luzzatto, Elsa Morante, Giulietta Masina, Settimia Spizzichino
Ces promenades dans Rome sont l’occasion de citer les noms de nombreux papes, empereurs, généraux, hommes politiques et bien sûr de peintres, sculpteurs, architectes, romanciers, poètes… Tous hommes, tant la place réservée aux femmes dans la société était minorée et ignorée. Mais, si Rome ne s’est pas faite en un jour, elle ne s’est pas faite non plus que grâce aux hommes qu’ils soient les papes Aldobrandini, Barberini, Orsini, Pamphilj et tutti quanti… ou qu’ils soient artistes, Michel-Ange, Domenico Fontana, Lorenzo Bernini ou Francesco Borromini. Ces promenades ont aussi été l’occasion de croiser les souvenirs de Romaines, souvenirs malheureusement moins nombreux par suite du rôle social réduit qui leur était attribué mais aussi par l’absence d’intérêt suscité par leur rôle. Ces Romaines, je ne les ai pas choisies parce qu’elles auraient eu une conduite « exemplaire » [1] ; elles sont simplement celles que j’ai rencontrées au hasard de mes promenades. Si elles ne sont pas toutes nées à Rome, toutes ont participé à l’histoire de la ville. Il n’y a d’ailleurs pas tant de papes célèbres qui soient nés à Rome ! Martin V est né à Genazzano, Jules II à Savone, Léon X à Florence, Paul III à Canino, Sixte V à Grottammare, Urbain VIII à Florence, Alexandre VII à Sienne… On peut faire le même constat avec les grands artistes dont la ville s’enorgueillit, Da Sangallo est né à Florence, Michel-Ange à Caprese, Raphaël à Urbino, Fontana à Melide en Suisse, Bernini à Naples, Borromini à Bissone en Suisse…
Ces femmes représentent ainsi, symboliquement, toutes celles qui ont participé, de près ou de loin, généralement avec modestie, à l’existence et à la grandeur de Rome. Leur histoire, c'est aussi celle de leur accès, lent, difficile, progressif dans la vie publique et aux responsabilités sociales.
[1] Il faut se méfier des préventions des historiens anciens lesquels étaient victimes des préjugés de leurs temps. Toutes ces femmes font partie de l’histoire de Rome au même titre qu’un pape ou un artiste, lesquels n’avaient pas non plus des conduites « exemplaires » !