Esquilino - Dans la Rome umbertienne (1/19). Plan du parcours.
Urbanisation de l’Esquilin - Gare de Termini - Via Cavour – Santi Vito e Modesto et Arc de Gallien - Auditorium de Mécène et via Merulana – Place Dante - Palazzo Merulana et Santi Marcellino e Pietro al Laterano - Villas Giustiniani, Astali, Altieri – Villa Wolkonsky - Amphithéâtre Castrense et Santa Croce a Gerusalemme – Reliques de Sainte-Croix – Porta Maggiore - Temple de Minerve et Hypogée des Aureli - Santa Bibiana – Piazza Vittorio Emanuele II et porte magique - Sant’Eusebio et bénédiction des animaux - Piazza Manfredo Fanti et Santo Antonio Abate
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L'Esquilin est l'une des sept collines de Rome, située à l'est. Dans la république romaine, cette zone était occupée par le cimetière des pauvres et avait une mauvaise réputation. Plus tard, dans l’Empire, le riche Mécène, ami d’Auguste, y fit construire une magnifique villa avec des jardins. La zone devint alors très prisée des riches citoyens qui y possédaient villas et jardins. Puis, la ville s’étant très fortement contractée avec la chute de l’Empire, les grandes invasions, les luttes entre factions rivales pour gouverner la ville et occuper le trône de Pierre, la destruction des aqueducs assurant l’approvisionnement en eau, quasiment toute la zone dite des Monti (les monts), Esquilin, Viminal et Celio, fut abandonnée, utilisée pour des productions agricoles (vigne, vergers, maraîchage) et des parcs autour de riches villas. Néanmoins, la présence des basiliques de San Giovanni in Laterano et Santa Maria Maggiore assurèrent, outre un afflux de pèlerins, le maintien d’une urbanisation réduite autour de ces deux pôles. Les habitants des Monti développèrent une identité culturelle particulière, marquée par un dialecte local légèrement différent des autres quartiers et une rivalité avec les habitants d’un autre quartier populaire, le Trastevere.
Au lendemain de l’entrée des troupes italiennes dans la Rome papale, en 1870, et avec la volonté de faire de la ville la capitale du nouvel État italien, il fallut très vite faire des choix d’expansion et de construction pour implanter ministères et habitations nécessaires au logement des fonctionnaires de l’État. L’extension urbaine de Rome avait timidement commencé dans les années 1860 en direction de la toute nouvelle gare de Termini, le long de la via Monseigneur de Mérode (actuellement via Nazionale), mais les vastes terrains disponibles sur la colline de l’Esquilin permettait d’assurer la réalisation d’un vaste quartier nouveau. A cette occasion, en 1874, les Monti donnèrent naissance à deux rioni (arrondissements), Monti et Esquilino.
Le rione Esquilino est aujourd’hui un quartier multiethnique comprenant, outre des Italiens, des Érythréens, Ethiopiens, Maghrébins, Bengalis, Philippins, Chinois, Européens de l'Est…