Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Notes d'Itinérances
27 août 2021

Algérie au coeur (20/42). Invitation à l’Institut agricole de Sétif.

Une invitation oubliée mais vite réparée

 

 

En 1981, notre établissement d’enseignement supérieur agricole avait eu l’occasion d’accueillir une délégation d’enseignants de l’Institut Technique Moyen Agricole (ITMA) de Sétif en voyage d’étude en France. Satisfaits de notre accueil, les participants nous ont proposé à leur tour de nous accueillir à Sétif. Il suffit de les prévenir du jour de notre arrivée, ce que nous ne manquons pas de faire avec un courrier au surveillant général de l’établissement lequel, l’année précédente, avait été très chaleureux et avait insisté pour nous accueillir chez lui.

 

De Tikjda à Sétif la route est d’une farouche grandeur. C’est d’abord une descente en lacets du Djurdjura vers la plaine de l’oued Mahrir dans un paysage de cèdres rabougris et de flancs de montagne noircis et brûlés par l’utilisation de bombes au napalm par l’aviation française pendant la guerre, puis ensuite ce sont les gorges arides du défilé des Bibans, « Bab El Kebir », aux roches dénudées et incandescentes.

 

« Bâtie sur la route d’Alger à Constantine, au milieu des riches terres occupées par des tribus laborieuses et pacifiques, cette ville (Sétif) devait appeler l’attention des Français devenus maîtres de Constantine. Ils y établirent d’abord un poste militaire (1837 - 1847) » [1]

 

Arrivés à l’institut de Sétif en milieu d’après-midi, c’est le calme plat, personne, ni élèves, ni enseignants. A force d’errer comme des âmes en peine dans un château hanté, nous finissons par croiser une personne vivante, laquelle a suffisamment de courage pour fréquenter le bâtiment pendant les heures de la sieste ! Il prend pitié de notre désespoir au point d’oser réveiller le directeur, lequel arrive encore tout « ensuqué », mais surtout bien ennuyé de nous accueillir alors que rien n’a manifestement été prévu. Mais la mécanique de la remarquable hospitalité maghrébine se met aussitôt en place et, comme ce sont les vacances, le directeur nous offre de mettre à notre disposition l’appartement d’un de ses professeurs égyptiens qui vient de partir en congé dans son pays. 

 

Il nous conduit à l’appartement proposé lequel est situé dans une des nouvelles banlieues de Sétif où se côtoient de grandes barres grises et tristes d’immeubles, heureusement égayées par les linges multicolores qui sèchent aux fenêtres. Les routes et les trottoirs sont défoncés, les espaces « verts » sont des terrains vagues où traînent des immondices. L’ensemble n’est pas très engageant, mais pouvons-nous faire autrement qu’accepter devant tant de prévenance ? Après avoir longuement cherché, nous finissons par monter dans une cage d’escalier ouverte à tous vents. Surprise, dans l’appartement nous découvrons que quelqu’un dort du plus profond sommeil dans la chambre, le comptable de l’école ! Décidemment, nous réveillons tout le personnel aujourd’hui ! Le brave garçon explique que l’Egyptien lui a laissé ses clefs pour utiliser son logement pendant son absence. 

 

Le Directeur et le comptable tiennent à nous faire visiter les lieux. Mais nous commençons à opérer un repli tactique car, dans la cuisine, des piles de vaisselle sale sont entassées dans l’évier mais aussi sur le sol, au milieu de chiffons et de serpillières ; dans la salle de bain, l’évier, la douche, les toilettes sont noires de crasse, des serviettes et du linge sales traînent partout. La présence du comptable dans l’appartement nous donne l’occasion de refuser un service qu’il nous serait bien difficile d’accepter. Finalement, après de longues et difficiles explications, nous arrivons à partir en promettant néanmoins au jeune comptable de repasser le voir dans la soirée tant il est heureux d’accueillir des Français. Il nous faut trouver une autre solution, et vite, car il est 18 heures. 

 

En plein centre de Sétif, non loin de la Place de l’Indépendance, nous découvrons un hôtel tout neuf « El Mountazeh ». C’est avec soulagement que nous y déposons nos bagages et que nous y prenons une bonne douche, dans des sanitaires impeccables et avec des serviettes propres.

 


[1] A.Prignet. « A travers l’Algérie - provinces de Constantine et Kabylie ». 1914.

 

Liste des articles sur Algérie au coeur

Télécharger le document intégral

Commentaires
Fabrication artisanale...
Promenades dans Rome

Des Romaines !

Découvrir la Rome baroque

La traversée de Rome par le Corso

Le Caravage à Rome 

Les fontaines de Rome

Les obélisques de Rome 

Les statues parlantes 

Rome étrange et curieuse

Rome disparue

Lectures romaines 

 

Quartiere Flaminio Parioli / MAXXI, Ponte Milvio

Quartiere Nomentano / MACRo, Villa Torlonia 

Quartiere Ostiense / Montemartini, Garbatella

Quartiere Pinciano / Villa et parc Borghese

Rione Borgo / Sant'Angelo, Saint-Pierre

Rione Campitell / Capitole, cirque Maxime

Rione Campo Marzio / Piazza del Popolo

Rione Campo Marzio / Spagna, Trinità dei Monti

Rione Castro Pretorio / Thermes de Dioclétien

Rione Celio / Colisée, Villa Celimontana

Rione Colonna / Panthéon, Montecitorio

Rione Esquilin / Piazza VE II, Santa Croce

Rione Ludovisi/ Via Veneto, chiesa dei Capucini

Rione Monti Suburra / Santa Maria ai Monti

Rione Monti Esquilino / Santa Maria Maggiore

Rione Monti Latran / San Giovanni in Laterano

Rione Parione / Campo dei Fiori, Navona

Rione Pigna / Places Argentina, Minerva, Gesù

Rione Ponte / Chiesa nuova, S.Maria della Pace

Rione Regola / Palais Farnese et Spada 

Rione Ripa / Aventin, Arc de Janus, Ile Tibérine

Rione Sallustiano / Santa Maria della Vittoria

Rione San Saba / Thermes Caracalla, San Saba

Rione Sant'Angelo / Teatro di Marcello, Ghetto

Rione Sant'Eustachio / St-Louis-des-Français 

Rione Testaccio / Pyramide, cimetière acatholi. 

Rione Trastevere / Farnesina, Janicule

Rione Trastevere / Ripa, Santa Maria in T.

Rione Trevi / Fontaine de Trevi, Quirinal

 

Suivez-moi