Sant'Angelo - Autour du ghetto (1/21). Plan du parcours.
Ghettarello et Via del Teatro di Marcelle - San Nicola in Carcere – Théâtre de Marcellus – Foro piscario - Portique d’Octavia - Ghetto – Rafle du 16 octobre 1943 - Gastronomie romaine – Piazza Giudea, Tempietto et Santa Maria in Publicolis - Fontaine delle Tartarughe – Insula Mattei - Crypte Balbi - Via delle Botteghe Oscure et Bottegone - Via Caetani et palais Mattei di Giove - Via della Reginella et di San Ambrogio - Santa Catarina et Santa Maria in Campitelli - Monuments errants du fascisme
/image%2F1313864%2F20240305%2Fob_2d1bdb_rome-sant-angelo.jpg)
Sant'Angelo est le plus petit des rioni (arrondissements) de Rome. Il est situé sur la rive gauche du fleuve, en face de l’île Tiberine. C’est un endroit plat, en pente douce, qui souffrait des inondations du Tibre. L’histoire avait plutôt bien commencé pour l’endroit ; la Rome antique y avait édifié des théâtres et des temples, transformés par la suite en forteresses et en églises car, au moyen-âge, le lieu était devenu stratégique, les rares ponts encore en place étaient ceux de l’île Tibérine et, suite à la rupture des aqueducs, les Romains devaient utiliser l’eau du Tibre et la ville s’était contracté sur ses rives. De puissantes familles s’y établirent pour contrôler les passages sur le Tibre et percevoir les péages ! Enrichies, elles édifièrent dans le quartier des palais, comme les Mattei ou les Savelli jouant au coucou dans les arcades du théâtre de Marcellus.
Les choses se dégradèrent avec la diminution du commerce fluvial au XVe siècle. Les familles juives qui vivaient jusqu’alors dans le Trastevere, de l’autre côté du Tibre, hors de l’enceinte de Rome, quittèrent les lieux et se dispersèrent dans la ville notamment dans le quartier de Sant’Angelo. Mais, refusant aux juifs les droits des chrétiens, le pape Paul IV Carafa (1555 / 1559) décida, l’année même de son accession au trône de Pierre, de les obliger à vivre dans un quartier particulier. Il choisit, pour y créer le ghetto de Rome, la partie basse du quartier de Sant’Angelo, la plus menacée par les crues du Tibre et où sévissait le paludisme. Insalubre et très dégradé, le ghetto fut rasé à partir de 1889.