Ponte - Dans la courbe du Tibre (1/22). Plan du parcours.
Via Giulia – Vicolo del Gonfalone - San Giovanni dei Fiorentini – Maderno et Borromini - Corso Vittorio Emanuele II - Piazza Sant’Angelo - Via dei Banchi Vecchi - Chiesa Nuova et oratoire des Philippins – Via dei Banchi nuovi et dei Banco di San Spirito - Via del Curato et dei Coronari - Via Tor di Nona – Piazza San Simeone – Via della Maschera d’oro - Piazza Fiammetta Michelis – Santa Maria della Pace – Palais Primoli – Via dell’Orso - Palais Altemps
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Voilà une promenade dans le vieux Rome au cours de laquelle vous ferez certainement peu de rencontres avec d’autres touristes. Bien que présentant un grand intérêt, cette boucle du Tibre est généralement sous-estimée par le tourisme de masse. Généralement, les touristes n'y parcourent que le corso Vittorio Emanuele pour passer aller de lieux très fréquentés, la piazza Navona et le Campo dei Fiori, vers d'autres lieux tout aussi encombrés, le château Sant'Angelo et la via della Conciliazione qui conduit à Saint-Pierre. Mais il faut bien reconnaître qu'il existe un revers à la médaille, vous n'y rencontrerez que très peu de cafés et de restaurants sauf quelques-uns autour des églises San Salvatore in Lauro et Santa Maria della Pace.
Le Ponte Sant’Angelo a donné son nom au quartier (« Ponte », Le Pont) car c’est lui qui donne accès tradtionnellemeent accès à la basilique Saint-Pierre et qui est emprunté par les pèlerins depuis le Moyen-âge. Dans la Rome antique, le zone faisait partie du Champ de Mars. Il ne semble pas qu'il y ait eu de grands monuments dans cette zone qui, au temps de la République romaine, servait de champ de manoeuvre. Un port de déchargement des matériaux y était installé notamment de marbres (stade de Domitien, thermes de Néron, théâtre de Pompée ?). La zone est devenue très habitée dans la période du Moyen-âge au cours de laquelle la population de Rome était la plus faible, mais la zone était devenue un carrefour important avec le Tibre et son trafic fluvial, mais aussi avec l’un des rares ponts qui permettait alors de rejoindre l’autre rive. Sous la Rome de la Renaissance, le quartier était accueillait auberges, tavernes, vendeurs d'objets sacrés, changeurs et banquiers. Benvenuto Cellini, Carlo Maderno, Antonio da Sangallo le jeune, Francesco Borromini ou Agostino Chigi, le riche mécène, ont habité le quartier.