Parione - Entre Campo dei Fiori et place Navone (1/26). Plan du parcours.
Campo dei Fiori – Une lutte d’actualité – Les rues autour de l’ancien théâtre de Pompée - Du largo del Pallaro à la via dei Giubbonari - Palais de la Chancellerie – Les Affaires étrangères du Vatican - Palais Braschi - Palais Massimo alle Colonne - Palais Massimo istoriato - Piazza Navona – Stade de Domitien - Fontaine des fleuves - Églises et palais - Isola Pamphilj - Santa Agnese in Agone - Palais Tuccimei-De Cupis – Fêtes de la Piazza Navona - Santa Maria del Anima - Chiesa nuova – Oratoire des Philippins - Via del Governo vecchio – Pasquino – Modernité de Pasquino – Pasquino muselé
/image%2F1313864%2F20250402%2Fob_d852ea_rione-parione.jpeg)
« … et puis cette Rome a tant de ressources, est si belle, si curieuse, qu’on n’a jamais fait d’avoir tout vu »[1]
Ce quartier de Rome a la forme d’un triangle dont les pointes seraient situées au nord de la piazza Navona, puis au campo dei Fiori, et à la Chiesa Nuova. Son nom proviendrait de la présence d’un grand mur antique appartenant au stade de Domitien. Baptisé « Parietone » (« grand mur »), le terme aurait été déformé en « Parione ». L’emblème du quartier est un Griffon, une créature de la mythologie grecque à la tête d’aigle et au corps de lion, symbolisant la fierté et la noblesse. Au Moyen-âge, la zone du campo dei Fiori était peu peuplée, la population de Rome s’étant réduite d’un million dans la Rome antique à quelques dizaines de milliers. Le Campo de'Fiori n’a été intégré à l’espace urbain que vers les années 1430, sous le pontificat d’Eugène IV Condulmero (1431 / 1447) qui a fait paver la place. Celle-ci est alors devenue une zone économique avec un marché important. Sous Sixte IV Della Rovere (1471 / 1484) le quartier s’urbanise avec la construction de bâtiments, l’élargissement des routes, d’autant que la construction du ponte Sisto (1475) permettait désormais de relier le Trastevere à Parione favorisant le passage des pèlerins dans le quartier. A cette période surgissent palais et églises.
Mais, le sac de Rome par les troupes de Charles Quint (1527) va en ralentir le développement. L’activité commerciale va ensuite se déplacer du Campo vers la piazza Navona, plus vaste. L’aménagement de cette dernière, vers 1650, va donner un nouvel aspect au quartier avec le développement de monuments baroques. En allant du Campo dei Fiori à la piazza Navona, on passe d’un quartier encore marqué par un urbanisme médiéval, places irrégulières, rues étroites, façades non alignées, dans lequel s’insèrent des monuments de la première Renaissance (palais de la Chancellerie) et de la haute Renaissance (palais Massimo alle colonne) à un urbanisme baroque aux vastes espaces dans lequel palais, églises et fontaines, sont ordonnancées savamment dans le cadre de visions géostratégiques et culturelles. De grandes voies rectilignes seront ensuite tracées en détruisant églises, maisons et palais anciens : le corso Vittorio Emanuele II à la fin du XIXe dans le cadre du plan « Rome-Capitale » et le corso del Rinascimento, sous le fascisme.
[1] Charles De Brosses. « Lettres d’Italie ». 1740.